La situation de CFF Cargo Suisse est actuellement stable en la matière. À ce jour, nous ne déplorons aucun événement majeur lié à l’exploitation en 2025 et nous nous en félicitons. Pour autant, nous avons encore du chemin à parcourir. En effet, les cas de franchissement de signaux principaux et de signaux nains ainsi que les écarts lors de la préparation des trains dépassent les valeurs limites. Nous devons traiter ces thématiques de manière ciblée, car même les petites négligences peuvent avoir des conséquences considérables sur l’exploitation et mener à des souffrances personnelles. À ce propos, je me souviens de deux collègues qui avaient raconté les accidents qu’ils avaient vécus (voir
Nous apportons notre contribution à la sécurité, comme le font aussi tous les autres services. Cela dit, la responsabilité de la sécurité doit s’appliquer à chaque étape du trafic marchandises: vente, planification, entretien et production. Cette responsabilité relève en premier lieu des secteurs d’activité VB, PST, AM et PN. Chez SQU, nous aidons ces secteurs d’activité à garantir la sécurité, la qualité et le développement durable. Notre équipe «Sécurité» se concentre sur des thèmes tels que la sécurité au travail, la sécurité de l’exploitation ou la culture de la sécurité.
Je souhaiterais mettre en avant deux avancées dans le domaine du transport de marchandises dangereuses. En Suisse, la majeure partie des transports de marchandises dangereuses s’effectue par le train. Les CFF en acheminent près de 15 millions de tonnes chaque année. Une solution à la fois sûre et respectueuse de l’environnement. La réglementation en matière de transport transfrontalier étant très stricte, nous avons intégré des données supplémentaires dans notre application informatique ORCA. Le système fournit désormais des indications automatiques, par exemple en cas de violations de l’interdiction de chargement en commun, de tentatives de prise en charge de marchandises dangereuses non autorisées pour le transport ferroviaire ou en l’absence d’informations importantes comme les dispositions spéciales ou les noms techniques. En outre, la nouvelle
Oui, nous progressons bien vers notre objectif Cersec26+. J’en profite pour remercier vivement toutes les personnes impliquées dans le processus. Nous avons toutefois encore beaucoup de travail avant que la certification soit renouvelée. En novembre, l’OFT effectuera un audit. En décembre, nous remettrons notre dossier. Par expérience, nous savons que les autorités nous adresseront ensuite leurs questions. Si tout se passe comme prévu, nous devrions obtenir le nouveau Cersec au printemps 2026.
Il me vient quatre thématiques à l’esprit.
- Les formations IMS sur le nouveau modèle de processus appliqué dès 2026 ont lieu jusqu’à la fin de l’année. Plus de 2000 collaboratrices et collaborateurs y assistent.
- Le 1er janvier 2026, les réorientations entrent en vigueur dans plusieurs secteurs d’activité. Comme cela a été annoncé, un certain nombre de nos collègues verront leur rôle évoluer à cette occasion. Notre équipe sensibilise les cadres et leurs secteurs pour que chaque personne soit consciente de son rôle et de sa propre contribution à la sécurité du trafic marchandises. Les formations que j’ai mentionnées tout à l’heure font partie des initiatives mises en place à cet effet.
- En réaction à l’accident survenu en 2023 dans le tunnel de base du Saint-Gothard, l’OFT a adopté des mesures en vue de renforcer la sécurité du trafic marchandises. Un groupe de travail sous la direction de CFF Cargo Suisse œuvre au déploiement de ces mesures d’ici à la fin de l’année. SQU apporte son aide au groupe. S’agissant des wagons, les prescriptions portent principalement sur des valeurs minimales pour les diamètres de roues, un entretien systématique et plus fréquent et des contrôles optimisés. Cela représente un véritable défi pour nous, puisque les wagons que nous utilisons pour transporter les marchandises proviennent de plus d’une centaine de détenteurs différents. En d’autres termes, de vastes clarifications sont nécessaires.
- Nous souhaitons créer davantage de transparence dans nos objectifs de sécurité. J’entends trop souvent que les collaboratrices et collaborateurs ne savent pas ce qu’il en est précisément de la sécurité chez CFF Cargo Suisse. Il existe sur ce point un réel besoin d’amélioration. Nous traiterons ce sujet l’année prochaine.
Pour terminer, je souhaiterais en appeler à chacune et chacun d’entre vous. Signalez les dangers le plus tôt possible, afin que les risques puissent être identifiés et éliminés à un stade précoce. Chaque contribution compte, car la sécurité exige un travail d’équipe. Merci d’avance!

