MIRE - Plongée dans l’art contemporain pour le Léman Express

Cinq gares du réseau transfrontalier offrent aux voyageurs la possibilité de s’immerger dans des œuvres audiovisuelles d’artistes suisses et internationaux. Un parcours artistique qui va durer … dix ans !

Début d’une galerie photos

Mises en service depuis décembre 2019, les gares du Léman Express sont déjà le théâtre d’une intervention artistique de grande ampleur. Plusieurs d’entre elles accueillent une exposition du Fonds cantonal d’art contemporain et du Centre d’Art Contemporain de Genève. Des écrans géants invitent les visiteurs à suivre un parcours d’œuvres audiovisuelles d’artistes suisses et internationaux, intégrées dans l’architecture des gares du Léman Express. Ces œuvres seront remplacées chaque année, de manière aléatoire, sur une durée de dix ans.

Humoristiques ou plus graves, les œuvres offrent une variété bienvenue.

Ce projet, intitulé MIRE, met en valeur des œuvres patrimoine genevois inédites pour certaines. Les clients peuvent admirer, lors de leur déplacement quotidien, des petits films qui font réfléchir ou sourire, sans laisser indifférent. Les écrans sont intégrés dans les gares, certains sont à dénicher au détour des passages, d’autres s’imposent, monumentaux. Simples ou en triptyques, les installations apportent une touche humaine et contemporaine au mobilier urbain et offrent aux voyageurs une expérience nouvelle.

A Lancy-Pont-Rouge, par exemple, l’artiste Marion Tampon-Lajarriette nous entraîne dans des paysages entre le rêve et le cauchemar. On avance vers des décors qui reculent sans cesse et restent inaccessibles.

A Genève-Champel, l’artiste Cecilia Bengolea juxtapose culture dancehall et chorégraphie de l’équipe nationale jamaïcaine de natation synchronisée. Il en résulte des chorégraphies dansées ou nagées qui interpellent le spectateur en simultané, sur un triptyque de 15 mètres de long.

Dans un registre plus léger, aux Eaux-Vives, Roman Signer réalise une série de films projetés au-dessus des accès aux quais, dans lesquels des objets, comme des ballons, des balles de ping-pong, ou encore un kayak chutent ou s’élèvent dans les escaliers encore en construction.

Donner la parole à ceux qui vivent le Léman Express

A Chêne-Bourg, Nástio Mosquito interroge des hommes et des femmes, dont certains ont participé professionnellement à l’aventure du Léman Express. En leur donnant une occasion de parler de leurs intérêts et de leurs espoirs, l’artiste cherche à rendre visibles les engagements individuels de chacun au travers des services publics. Aline Beney et José-Manuel Bello, employés CFF ont participé à cette belle aventure. Laissons-les nous en dire quelques mots :

  • Comment avez-vous été recrutés par Nástio Mosquito ?Nous avons reçu un email de la part de notre chef nous demandant si nous souhaitions participer à un film sur le Léman Express, nous avons aussitôt accepté. Nous n’avions aucune idée de ce qui nous attendait. Nous pensions à une vidéo d’entreprise. D’ailleurs, Aline est venue en uniforme.
     
  • Comment s’est passée votre intervention ?
    Le tournage s’est déroulé dans un couloir, à proximité des bureaux de Montbrillant. Pas de décors mais une équipe accueillante. Il y avait une bonne ambiance. Nástio Mosquito nous a surpris par ses interrogations. Celles-ci tournaient autour du bonheur. Il nous aussi demandé ce qui nous plait à Genève ... Nous n’étions pas du tout préparés à cela. Nous avons donc été très authentiques et spontanés. Le fait d’avoir répondu à ces questions et d’y avoir réfléchi nous a donné une énergie très positive pour le reste de la journée.
     
  • Est-ce que le rendu final correspond à vos attentes ?
    Nous n’avons pas encore vu la vidéo. Certains collègues nous ont avertis que le film passait à la gare de Chêne-Bourg, sans cela nous n’aurions rien su de la suite du projet. La taille de l’écran est impressionnante. Elle donne une autre dimension à nos propos. Maintenant, nous avons envie de découvrir notre performance.
     
  • Que souhaiteriez-vous ajouter ?
    C’était une expérience unique et très agréable. Nous nous sommes sentis comme dans une bulle, quelques instants. Et José-Manuel va plus loin : Cette interview m’a permis de prendre du recul et m’a poussé à résoudre un problème qui me tracassait.

Pour ceux qui souhaitent en savoir davantage sur l’exposition, des bornes interactives fournissent des informations en quatre langues (français, allemand, italien et anglais), à proximité de chaque écran.