Genèse de l’horaire du futur

Les CFF développent un système qui améliore automatiquement les horaires et gère l’exploitation ferroviaire: le Traffic Management System (TMS). Cédric Lavanchy, System Architect, connaît toutes les difficultés qu’implique une migration de système.

Début d’une galerie photos

La transformation numérique a offert aux CFF l’opportunité de développer un système qui gère à lui seul l’ensemble du trafic: le Traffic Management System (TMS). Véritable révolution, ce système permettra d’établir automatiquement les horaires, et donc d’optimiser l’exploitation du réseau ferroviaire. Le TMS est source de profonds changements au sein des CFF, mais aussi dans l’ensemble du secteur ferroviaire. En effet, dès 2025, il devrait devenir le principal outil de planification et de gestion des centres d’exploitation, qui gèrent le trafic ferroviaire. Cédric Lavanchy a participé à son développement et à sa conception. En tant que System Architect, il est responsable de toutes les questions interdisciplinaires concernant l’architecture du système.

Migration progressive des systèmes et implication des utilisateurs

Pour que davantage de trains puissent circuler sur la même ligne, des améliorations techniques sont nécessaires: les différentes étapes jusqu’à présent manuelles doivent être automatisées et reliées les unes aux autres. La migration progressive de l’ancien au nouveau système d’horaire constitue le principal défi: outre le fonctionnement irréprochable du système, il faut que tout le personnel concerné, notamment les planificateurs d’horaire et les collaborateurs du centre d’exploitation, soit formé. L’avantage du TMS: il fait progresser technologiquement le trafic ferroviaire tel que nous le connaissons aujourd’hui tout en permettant d’élargir l’offre sur le même réseau. Ainsi, le système génère automatiquement un horaire de remplacement lorsque la circulation des trains est affectée par des perturbations ou des travaux. «L’ensemble de la production des sillons, et donc l’exploitation du réseau, est ainsi optimisée et modernisée, de la commande à la production», explique Cédric, Software Engineer de formation.

Au préalable, il a fallu déterminer s’il était réellement possible de migrer progressivement le TMS et définir avec précision les parties à migrer et la chronologie adéquate. Les utilisateurs et le service informatique (IT) ont dû travailler en étroite collaboration pour tester toutes les variantes possibles, un véritable défi qui a duré plusieurs mois. «Nous avons délibérément consacré beaucoup de temps à planifier le changement de système et à échanger avec les futurs utilisateurs», souligne Cédric. Les utilisateurs ont apprécié d’être impliqués dès le début, tandis que l’IT a pu se faire une idée plus précise des exigences et des besoins.

«Les responsabilités ne me font pas peur, j’aime participer de A à Z à l’élaboration d’une solution.»
Cédric Lavanchy

Impossible de tout prévoir

Il est impossible de tout prévoir. «En théorie, tout semble limpide, mais en pratique, il y a toujours des imprévus», déclare notre System Architect de 35 ans. Certaines questions ne peuvent être clarifiées qu’au moment de la mise en œuvre, comme le degré d’ajustement des formats de données entre l’ancien et le nouveau système.

Mais en définitive, ce qui compte pour Cédric, c’est le résultat général: «Malgré les incertitudes initiales, le logiciel TMS est aujourd’hui bien accepté, que ce soit par l’IT ou les utilisateurs. C’est pour moi la plus grande des réussites.» Cédric n’avait encore jamais participé à un projet d’une telle ampleur aux CFF. Les responsabilités ne lui font pas peur, bien au contraire, il se sent d’autant plus motivé. «Je suis extrêmement fier d’avoir l’opportunité de participer à des projets innovants qui vont révolutionner l’ensemble du secteur ferroviaire», déclare-t-il. À long terme, la clientèle profitera de davantage de trains, d’un horaire plus dense et de moins de perturbations. Cédric y contribue avec son travail.

Les CFF offrent un vaste éventail d’opportunités dans l’informatique, et ce dans tous les domaines spécifiques, de la planification de l’horaire au système de billetterie en passant par l’information clientèle. Que dirais-tu de participer à la transformation numérique du secteur ferroviaire? Pour en apprendre davantage sur les postes passionnants proposés par les CFF dans le domaine de l’architecture logicielle, consulte la page: Construisez avec nous la mobilité suisse de demain.

Début d’une galerie photos