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Des voyageurs? Seulement sporadiquement

Les assistantes et assistants clientèle sont là chaque jour pour la clientèle des CFF. Mais qu’en est-il lorsque les trains sont pratiquement vides? Joël Müller, assistant clientèle, nous décrit comment il vit cette période si particulière.

Récits du personnel CFF
Récits du personnel CFF

La plupart des magasins dans les gares sont fermés et les voyageurs qui attendent sur le quai sont plutôt rares. Les trains sont désespérément vides. La radio et la télévision invitent même la population à éviter les transports publics. On se croirait dans un autre monde. Un monde digne d’un film de science-fiction.

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«Distanciation sociale»: le nouveau terme 

Mon travail se nourrit des relations avec la clientèle. De ces innombrables rencontres tout aussi étonnantes que passionnantes. Mon rôle d’hôte consiste habituellement à conseiller et à encadrer nos clientes et clients. S’il y a quelques semaines, la priorité était encore accordée au «service clientèle», le «social distancing», ou distanciation sociale, est désormais de rigueur. 

Mes journées de travail me semblent parfois bien longues. Mes collègues et moi-même adoptons une attitude aussi passive que possible à bord des trains et renonçons la plupart du temps au contrôle des billets. Nous nous tenons à distance des voyageurs et, dans la salle de pause, de nos voisins et voisines. L’agitation et le stress ont laissé la place à une vie sociale en suspens.

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Mon quotidien bouillonnant me manque et je me languis des contacts humains qui se nouent dans les trains. Je l’admets, je regrette parfois les trains bondés. La situation actuelle est un immense défi pour tous. Nous devons adapter notre vie quotidienne aux nouvelles conditions. Les transports publics ne sont pas épargnés. Les assistantes et assistants clientèle doivent faire preuve de souplesse avec l’horaire réduit, nos tableaux de service ayant été invalidés du jour au lendemain. Les planificateurs de l’affectation du personnel établissent les nouveaux tableaux dans l’urgence du moment. Une tâche colossale. Notre esprit de collaboration et notre respect mutuel nous permettent de maintenir l’exploitation du chemin de fer et, ainsi, d’éviter l’immobilisation complète de la Suisse.

«Mon métier reste le plus beau au monde.»
Joël Müller, assistant clientèle CFF

Une chose est sûre : mon métier reste le plus beau au monde. Il y a quelques jours, j’étais assis dans un train vide, les rayons du soleil me caressaient le visage et, les yeux fermés, j’ai dû me l’avouer: malgré les nombreuses restrictions de l’espace public, je jouis d’une grande liberté. Grâce à mon métier, je peux encore rallier les quatre coins du pays. Je ne suis pas entièrement coupé de la vie sociale et peux encore me déplacer à droite et à gauche. À mon sens, un état d’urgence est quand même un peu différent.

Si l’agitation et le stress font une pause dans nos trains, la situation est très différente en d’autres lieux. Les prestations actuelles du personnel des hôpitaux et autres établissements sanitaires méritent tout notre respect. Merci! Danke! Grazie!


Joël Müller, assistant clientèle CFF, raconte ses expériences ferroviaires sur CFF News.

  

Portrait 

Né en 1997, je travaille aujourd’hui comme assistant clientèle aux CFF. Jour après jour, je traverse la Suisse et ne compte plus les innombrables et passionnantes expériences que j’ai pu acquérir. Mes collègues et moi-même pourrions consacrer des romans entiers à notre quotidien professionnel. J’y ai d’ailleurs trouvé une source d’inspiration pour mon blog «EinfachRetour», dans lequel je reviens sur ma vie à bord des trains. «EinfachRetour» est disponible sur Internet (einfachretour.com) et sur Twitter (@einfachretour).

Récits du personnel CFF 

Sur CFF News, à la rubrique «Récits du personnel», nous publions à intervalles réguliers des articles écrits par des collaboratrices et collaborateurs issus de différentes divisions et unités centrales. Les auteurs sont libres de choisir les thèmes abordés. Tu aimerais toi aussi nous parler de ton travail aux CFF? Envoie un message à  sarah.stiefel@sbb.ch.