Tout accident de personne est d’abord un drame humain. Les compagnies ferroviaires utilisent le terme « accident de personne », car seules les autorités compétentes sont en droit, après enquête, de déterminer la nature exacte de l’accident. Dans certains cas, il s’agit d’un suicide, mais il arrive aussi que la cause soit accidentelle ; la police le détermine durant son enquête.
Au-delà du drame humain, les accidents de personnes peuvent provoquer d’importantes perturbations pour la clientèle CFF. Les CFF font leur maximum pour réduire les inconvénients, mais ils sont tributaires des autorités, et doivent attendre le feu vert de celles-ci pour pouvoir circuler à nouveau.
Que se passe-t-il lors d’un accident de personne ? Dès que l’accident a lieu, la circulation des trains est immédiatement arrêtée et l’alerte est donnée aux secours et à la police, via le Centre d’exploitation. Quelques minutes après l’accident, les premiers secours arrivent, la police prend possession de la zone de l’accident et la sécurise. Dans les 15 minutes, un responsable d’intervention CFF se rend sur les lieux pour assurer la coordination entre les secours, les autorités et les CFF. Environ 30 minutes après l’accident, l’enquête débute. Elle sera suivie par l’intervention du médecin légiste et des pompes funèbres. Ce n’est qu’à l’issue de toutes ces interventions que les autorités donneront le feu vert aux CFF pour circuler à nouveau.
L’infographie ci-dessous, publiée par la RTS lors du 19h30 du lundi 9 mars 2015, détaille précisément le processus mis en place après un accident de personne et le temps nécessaire avant la reprise du trafic:


