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Un logiciel pour une consommation intelligente de l’énergie

Le virage numérique concerne aussi le domaine de l’énergie. Un nouveau logiciel permet d’identifier les pics de consommation de courant du système ferroviaire et d’utiliser les ressources disponibles avec intelligence.

Le virage numérique concerne aussi le domaine de l’énergie
Le virage numérique concerne aussi le domaine de l’énergie

Il est un peu plus de 17 heures. Un InterCity quitte tout doucement la gare de Berne. Peu de temps après, ce véhicule de 600 tonnes sillonnera les voies à 200 km/h. Il est loin d’être le seul: l’horaire cadencé des CFF a pour conséquence que de nombreux trains accélèrent simultanément, dans un laps de temps très court.

Or, la puissance requise par un train augmente fortement au moment de l’accélération. Aux heures de pointe, lorsque les trains sont nombreux à accélérer simultanément, le réseau de courant de traction se trouve particulièrement chargé. Un effet encore plus marqué les jours où il fait froid: les trains et les chauffages d’aiguilles sont alimentés par le même réseau électrique. En outre, des trains de plus en plus puissants circulent et le trafic ferroviaire se densifie. Du coup, le besoin de courant sur le réseau s’accroît, poussant les centrales électriques et les convertisseurs de fréquence aux limites de leurs capacités.

La solution réside dans le numérique

Au lieu de se contenter de construire de nouvelles installations, les CFF misent à présent sur la numérisation. Quelle est l’idée? Dès qu’un surcroît de charge est imminent sur le réseau CFF, les chauffages des trains et des aiguilles sont déclenchés pour deux minutes au maximum. La consommation d’énergie des chauffages est ainsi reportée dans le temps, réduisant le pic de consommation de courant. Cela, sans que les voyageurs n’en perçoivent rien à bord des trains.

Essai technique achevé avec succès

Cette répartition intelligente du courant disponible a un nom: la gestion de la charge. Le système informatique qui l’assure est tout récent: la première version a été développée l’an dernier et testée en profondeur en hiver. Fin prêt, ce système gérera les chauffages des trains et des aiguilles à partir de 2019. Son objectif est de réduire dans un premier temps les pics de consommation de 70 mégawatts d’ici à 2023, ce qui correspond à la consommation de 150 000 ménages. Dans un second temps, l'accent sera mis sur la puissance de traction des locomotives.

Le chemin de fer contribue à la stratégie énergétique 2050

La branche de l’électricité en parle beaucoup, le programme «Gestion de la charge» le concrétise dans le contexte du courant de traction: les CFF transposent le concept de «réseau intelligent» (smart grid) au réseau de courant de traction. Au lieu de se contenter de construire de nouvelles installations à grands frais, les CFF se pencheront à l’avenir sur la consommation. En leur qualité de «prosommateur» (producteur et consommateur), les CFF optimisent l’interaction entre production et consommation, et contribuent, ce faisant, à la stratégie énergétique de la Confédération.

La comparaison avec la ville de Zurich illustre la dynamique de consommation des CFF

SAP Innovation Award 2018: la branche des logiciels convaincue par la gestion de la charge des CFF

Le SAP Innovation Award distingue des entreprises qui utilisent les technologies de plate-forme SAP pour innover. Sur les 170 projets reçus du monde entier, SAP a distingué la gestion de la charge des CFF, prévoyant la gestion en temps réel des chauffages des trains et des aiguilles, dans la catégorie «Digital Transformation». Les CFF utilisent le logiciel «SAP HANA» pour gérer leurs charges de courant.

Les CFF, producteur et consommateur

Les CFF sont le cinquième producteur de courant de Suisse, et aussi le plus gros consommateur du pays. Avec un mix de courant de traction comprenant plus de 90% d’énergie hydraulique, ils font déjà partie des entreprises ferroviaires européennes les plus avancées en matière d’écologie. Ce chiffre devra être porté à 100% d’ici à 2025.