À qui appartient la mobilité de demain? À la voiture ou au train?

Que se passera-t-il après la pandémie: les trains se rempliront-ils de nouveau ou, au contraire, le trafic individuel continuera-t-il à augmenter? Telle est la question brûlante que se pose Björn Bender, responsable Innovation, recherche et incubation à l’occasion de la Journée nationale du climat.

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La problématique du changement climatique, des émissions de CO2 et du développement durable est également débattue dans le cadre de la mobilité. Eu égard à l’explosion du trafic individuel enregistrée pendant la crise sanitaire, les équipes de recherche et de planification ainsi que les instances politiques se demandent si la voiture va continuer à être plébiscitée ou si le train va signer son grand retour.

La voiture concurrence les transports publics en matière de commodité

Pour de nombreux jeunes, il est évident que le train restera à l’avenir la meilleure option pour les longues distances, car il est de loin le moyen de transport le plus éco-durable. Parallèlement, une grande partie de la population n’est pas prête à renoncer à son propre véhicule malgré les émissions de CO2 et le changement climatique. Les CFF comme de nombreuses entreprises de transports publics doivent réfléchir à leur propre avenir. Comment réussir la transition de la voiture au train? Quelles sont les offres d’incitation nécessaires et les coopérations à envisager? À quoi faut-il veiller sur le premier et le dernier kilomètre pour que le train reste le pilier de la mobilité?

«Notre mission consiste à déceler les besoins et à y répondre en proposant des services pertinents. Nous devons observer les moindres développements des transports publics.»
Björn Bender

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Telles sont les questions qui préoccupent la nouvelle unité Innovation, recherche et incubation qui est née, début 2021, de la fusion de plusieurs unités actives dans l’innovation, dont l’unité NMD (Nouvelles prestations de mobilité). Placée sous la responsabilité de Björn Bender, cette unité compte quelque 70 personnes qui cherchent à résoudre les problématiques actuelles et à développer la mobilité à long terme dans l’optique de préserver durablement la place du train et l’importance de la mobilité au niveau national.

Des projets proches du rail

Cependant, les personnes évoquant la mobilité de demain n’y associent pas systématiquement des visions futuristes. «Bien au contraire», explique Björn Bender, «notre travail reste axé sur le développement de notre cœur de métier, le train. Notre mission consiste à déceler les besoins et à y répondre en proposant des services pertinents. Nous devons observer les moindres développements des transports publics.» Björn Bender cite à titre d’exemple l’optimisation des gares en vue de leur transformation en hubs de mobilité pour faciliter et accélérer la transition entre l’offre de partage de véhicules et le train. «Ce sont précisément ces réflexions qui nous permettent de montrer que voyager en train n’a rien d’un casse-tête. Il n’est pas plus difficile de prendre le train que de s’asseoir au volant de sa voiture.»

Journée nationale du climat: train contre voiture

Björn Bender évoque également les projets de son unité lors de la Journée nationale du climat qui a lieu aujourd’hui. Il fait face à un interlocuteur passionnant: Andreas Hinterberger, représentant de la société Uber en Suisse. La mission Mobilité débutera à 16h15, et sera retransmise en direct sur la page du site Internet consacré à la Journée nationale du climat. L’entretien d’environ 15 minutes avec Björn Bender est prévu à 17h55.